Théier

Camellia sinensis (théier) Tea Plantation

L’utilisation des feuilles de l’arbre à thé pour la confection d’une boisson est très ancienne : on évalue à 3 000 avant J.-C. le moment où les Chinois commencèrent à consommer le thé. Les infusions se préparent avec les jeunes feuilles, cueillies à la main. Après leur flétrissement naturel, elles sont enroulées, et subissent une fermentation et un séchage.

Une tradition séculaire s’est établie autour de la préparation et de la consommation de ce breuvage en Chine. Il y existe même, comme au jJapon, une cérémonie du thé, considérée comme un art de vivre au même titre que l’art de la confection des bouquets (ikebana) ou le tir à l’arc zen : un moyen contemplatif d’arriver à la perfection.

Bien plus tard seulement, l’usage du thé s’est répandu d’abord en Inde et au Japon, puis, avec la colonisation, en Europe et en Amérique.

Une guerre du thé fut à l’origine de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis. Depuis la fin du XVIII siècle, cette consommation a donné naissance à une culture industrielle très développée dans les zones tropicales.
Famille des Théacées Exposition :
Type : arbrisseau Origine : sud de la Chine

Caractéristiques :

Le nom botanique du théier fut longtemps Thea sinensis. Puis on s’avisa que la distinction entre Thea et Camellia n’était pas fondée, et on les réunit sous le seul genre Camellia.
Le théier, petit arbre haut de 1,50 m à 2 m, pousse naturellement en sujet isolé et il adopte une forme conique. Il présente des feuilles alternes et persistantes, obovales lancéolées, acuminées. À maturité, elles ont le bord du limbe découpé en dents de scie. Les bourgeons et les entre-nœuds sont poilus. Les vieilles feuilles ont une texture proche de celle du cuir. La taille des feuilles diffère selon les cultivars. Les feuilles produites lors des premiers stades de la croissance et après la taille sont plus grandes que les autres. Les fleurs, courtement pédicellées, se développent seules ou en grappes. Elles ont un calice persistant et 5 à 7 sépales. Les pétales blancs ont une délicate apparence cireuse.

Culture :

Les Chinois boivent du thé depuis environ 3 000 avant J.-C. Si l’on considère les localités d’Asie du Sud-Est, où des types variés de théiers sont établis, il semble que la culture du thé ait pris naissance dans la région des sources de l’Irrawaddy, pour s’étendre vers la Chine du Sud-Est, l’Indochine et l’Assam.
De ces centres de culture, le théier a gagné toutes les régions tropicales et subtropicales de la zone de la forêt pluviale et des moussons. Du rang de culture paysanne, il est passé à celui de plantation industrielle. Il préfère les sols légèrement acides (pH 6,0 à 6,5), peu calcaires, riches en aluminium, perméables et bien drainés.
Sous nos latitudes, le théier se cultive en serre tempérée pendant les deux ou trois premières années, puis il se contente de la serre froide. Il peut être planté en extérieur dans la région méditerranéenne et l’ouest de la France, dans un compost un peu acide à base de terre de bruyère, et rempoté au printemps. Adulte, il supporte des températures épisodiques légèrement inférieures à 0 °C.
On utilise souvent des terrains en terrasses qui doivent être bien drainés et protégés de l’érosion, enrichis avec du compost ou une litière de feuilles. La période de plantation dépend du climat : là où il existe deux saisons des pluies, on plante presque toute l’année. Mais s’il n’y a qu’une mousson, il faut planter durant celle-ci. Le jeune plant exige d’avoir le temps de s’enraciner et de croître avant la mauvaise saison.
Dans des conditions climatiques défavorables, il est possible de planter en irriguant modérément. La taille est essentielle pour la bonne formation des buissons. Elle se pratique en hiver, à la saison sèche.

Multiplication :

On pratique le semis pour obtenir des porte-graines. Les graines sont utilisées aussitôt après leur récolte. Si c’est impossible on les conserve, par exemple, dans un mélange à parties égales de colle de poisson et d’eau, car elles sont très fragiles.
La plantation en pépinière, permet une germination et une croissance régulières. Les graines sont mises à germer sur des lits de sable, à bonne température. On les plante à la sortie de la radicelle, en containers ou en sacs plastique et on les transplante quand les racines atteignent le fond du récipient, en prenant soin de ne pas léser les racines. On a recours au bouturage à une échelle commerciale, en choisissant des buissons mères sélectionnés pour leurs qualités génétiques, âgés de 5 à 7 ans et non fleuris. La bouture comprend une feuille et un nœud. Il faut planter dans un sol un peu acide et bien drainé (par exemple, un mélange équipartite de tourbe et de sable), et ombrer par des écrans de feuilles de bambou. L’humidité doit être peu élevée, pour éviter les infections fongiques. La température du sol ne doit pas tomber en dessous de 24 °C. Semis et bouturages peuvent se faire en serre sous nos latitudes, en juillet-août.

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